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L’interaction des photons dans le détecteur génère des impulsions électriques d’amplitude proportionnelle à l’énergie des photons émis par la source : l’ensemble de ces informations se retrouve dans le spectre en énergie et sont plus spécifiquement contenues dans les pics d’absorption totale. En effet, pour chaque énergie E, on observe un pic dont la surface N(E) est proportionnelle au nombre de photons émis par la source et au rendement du détecteur pour l'énergie considérée. N(E) = A . I(E) . t . R(E)
L'analyse des spectres consiste donc à traiter les zones-pics sachant que la connaissance de 2 des 3 paramètres (A, I(E), R(E)) permet de déterminer le troisième. Selon les cas, le nombre de coups dans le pic d’absorption totale doit être corrigé de différents facteurs :
Si les conditions de mesure sont différentes des conditions d’étalonnage en rendement, il faut effectuer une correction de transfert de rendement qui dépend de l’énergie et des paramètres géométriques pour les conditions d’étalonnage et de mesure. Correction pour la décroissance pendant la durée de l’acquisition : Dans le cas d'un radionucléide de période (T) courte devant la durée de mesure (t), la décroissance pendant la mesure nécessite un facteur correctif : CDec = [1 - exp (-ln(2) * t / T)] / (ln(2) * t / T) Correction de coïncidences γ-γ, γ-X et X-X : Elle dépend du schéma de désintégration et des rendements totaux et d'absorption totale (c'est-à-dire, de la géométrie). Les corrections de coïncidences peuvent être déterminées par calcul (exemple : logiciel ETNA). Ce calcul implique un étalonnage en rendement total et en rendement d'absorption totale.
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